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Examen national · 2ème Bac Sciences Mathématiques et 2ème Bac Sciences Mathématiques B · Session normale 2022

Analyse, nombres complexes, arithmétique et structures algébriques

Examen national 2022, session normale, Sciences Mathématiques A et B : problème d'analyse sur f(x) = (x - ln(1+x))/x² (encadrement de ln(1+x), dérivabilité à droite en 0, point fixe et suite récurrente, intégrale ∫ f par parties, suite S_n = Σ D_k), équation z² + mj²z + m²j = 0 avec j = e^(2iπ/3) et rotation z' = (1+j)z (triangle PQR équilatéral), équation (x+1)^n - x^n = ny dans ℕ² et petit théorème de Fermat, anneau E des matrices M(a,b) = (a 3b ; b a) à coefficients entiers et homomorphisme φ = |a² - 3b²|.

Durée : 4 heures. Épreuve officielle de l'examen national (NS 24F), réécrite au propre par Mathnit avec un corrigé détaillé original. Réviser les chapitres : 2ème Bac Sciences Mathématiques, 2ème Bac Sciences Mathématiques B.

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  1. Exercice 1Analyse10 pts

    Chapitres : Limites et continuité · Limites et continuité · Dérivation et étude des fonctions · Dérivation et étude des fonctions · Fonctions logarithmiques · Fonctions logarithmiques · Suites numériques · Suites numériques · Calcul intégral · Calcul intégral

    Partie A.

    1. Vérifier que : ; . (0,25 pt)
    2. En déduire que : ; . (0,25 pt)

    Partie B. On considère la fonction définie sur par : et soit sa courbe représentative dans un repère orthonormé .

    1. (a) Montrer que est continue à droite en . (0,5 pt) (b) Montrer que est dérivable à droite en . (0,5 pt) (c) Calculer , puis interpréter graphiquement le résultat obtenu. (0,5 pt)
    2. (a) Montrer que : ; . (0,5 pt) (b) Montrer que : ; . (0,5 pt) (c) En déduire que : ; . (0,25 pt) (d) Déterminer le sens de variation de sur . (0,25 pt)
    3. (a) Dresser le tableau de variation de . (0,25 pt) (b) Représenter graphiquement la courbe dans le repère (on prendra et ). (0,5 pt)

    Partie C.

    1. Montrer qu'il existe un unique réel tel que . (0,5 pt)
    2. On considère la suite définie par : et ; . (a) Montrer que : ; . (0,5 pt) (b) Montrer que : ; . (0,5 pt) (c) Montrer par récurrence que : ; . (0,5 pt) (d) En déduire que la suite converge vers . (0,25 pt)

    Partie D. Pour tout , on pose : .

    1. Montrer que la fonction est dérivable sur et calculer pour tout . (0,5 pt)
    2. (a) En utilisant la méthode d'intégration par parties, montrer que : ; . (0,5 pt) (b) Calculer , puis en déduire que : . (0,5 pt) (c) Calculer en , l'aire du domaine plan limité par la courbe , l'axe des abscisses, l'axe des ordonnées et la droite d'équation . (0,5 pt)

    Partie E. On pose : pour tout de , et pour tout de , .

    1. (a) Vérifier que : ; . (0,25 pt) (b) En déduire que : ; . (0,5 pt)
    2. (a) Montrer que la suite est monotone. (0,25 pt) (b) En déduire que la suite est convergente. (0,25 pt) (c) Montrer que la limite de la suite vérifie : . (0,25 pt)
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    Partie A.

    1. Pour , on réduit au même dénominateur : , donc Comme et , on a . Donc ; .
    2. Soit . Les trois fonctions , et sont continues sur et rangées dans cet ordre d'après la question 1 ; par croissance de l'intégrale (avec ) : c'est-à-dire , soit pour tout .

    Partie B.

    1. (a) Pour , l'encadrement de A.2 donne ; en divisant par : Les deux membres extrêmes tendent vers quand , donc par le théorème des gendarmes : est continue à droite en . (b) Pour : . Or , donc d'après A.2 : , et en divisant par : . Par le théorème des gendarmes, : est dérivable à droite en et . (c) Pour , . On a et avec (croissances comparées, ) et . Donc . Interprétation : la courbe admet l'axe des abscisses (droite ) comme asymptote horizontale au voisinage de .
    2. (a) est dérivable sur comme quotient de fonctions dérivables (dénominateur non nul). Avec , : Or et . Donc , et pour tout . (b) est dérivable sur et, pour : Comme , on obtient pour tout . (c) Soit . En intégrant l'encadrement précédent sur (fonctions continues, bornes dans le bon ordre) : , soit . Or . Donc pour tout . (d) Pour , car et . est donc décroissante sur , et comme est continue à droite en , est décroissante sur .
    3. (a) Tableau de variation de sur : , sur (et ), décroît de vers . (b) [Figure : dans le repère avec cm pour unité, la courbe part du point avec une demi-tangente à droite de coefficient directeur , décroît strictement et se rapproche de l'axe des abscisses (asymptote horizontale ) sans le toucher ; , , . La courbe reste au-dessus de l'axe des abscisses car pour .]

    Partie C.

    1. Soit sur . est continue sur ( est continue sur ) et strictement décroissante comme somme de décroissante et de strictement décroissante. De plus et . D'après le théorème des valeurs intermédiaires (version bijection), l'équation admet une unique solution : il existe un unique réel tel que . (Numériquement .)
    2. (a) Par récurrence. . Si , alors comme est décroissante sur : , soit , et (car ). Donc . Conclusion : ; . (b) Sur : d'après B.2.c ; de plus . La fonction est continue sur et dérivable sur avec . Soit : et appartiennent à , donc d'après l'inégalité des accroissements finis appliquée à entre et : (c) Initialisation : et sont dans , donc . Hérédité : si , alors d'après (b) : . Conclusion : ; . (d) Comme , , et : par le théorème des gendarmes, , donc la suite converge vers .

    Partie D.

    1. est continue sur (continue sur comme quotient de fonctions continues, et continue à droite en d'après B.1.a). Elle admet donc une primitive sur , et . Ainsi est dérivable sur et pour tout .
    2. (a) Soit . On intègre par parties sur avec , , , ( et sont de classe sur ) : Donc . (b) et , (limite usuelle). Donc . Or est dérivable donc continue sur , en particulier continue à droite en : . Donc . (c) Sur , (car pour , d'après A.2 ou l'inégalité classique). L'aire demandée vaut donc en unités d'aire, et l'unité d'aire vaut :

    Partie E.

    1. (a) Soit . est décroissante sur , donc pour tout : . En intégrant sur (de longueur ) : . Donc , soit . (b) Soit . En sommant pour de à : (somme télescopique). Or , donc . Ainsi .
    2. (a) Pour , d'après 1.a. La suite est donc croissante. (b) est croissante et majorée par , donc convergente (théorème de la convergence monotone). (c) Par passage à la limite dans : . De plus, la suite étant croissante, pour tout , d'où par passage à la limite . Conclusion : (avec ).
  2. Exercice 2Nombres complexes3.5 pts

    Chapitres : Nombres complexes (partie 1) · Nombres complexes (partie 1)

    Soit un nombre complexe non nul donné et .

    I. On considère dans l'ensemble l'équation d'inconnue :

    1. Vérifier que : et . (0,5 pt)
    2. (a) Montrer que le discriminant de l'équation est : . (0,25 pt) (b) Déterminer et les deux solutions de l'équation . (0,5 pt)
    3. Dans cette question, on suppose que : . Montrer que est un imaginaire pur. (0,5 pt)

    II. Le plan complexe est muni d'un repère orthonormé direct . Soit la transformation du plan complexe qui à tout point fait correspondre le point tel que : .

    1. Déterminer la nature et les éléments caractéristiques de l'application . (0,25 pt)
    2. On considère les points , et d'affixes respectives , et et on note , et les images respectives des points , et par l'application et soient , et les milieux respectifs des segments , et . (a) Montrer que : , et . (0,75 pt) (b) Montrer que : . (0,25 pt) (c) En déduire que le triangle est équilatéral. (0,5 pt)
    Voir la correction

    I.

    1. donc . Par ailleurs et , donc . (Vérification directe : et .)
    2. (a) car . D'autre part, car . Donc . (b) Une racine carrée de est , donc les solutions sont en utilisant et . Vérification : et . Donc et .
    3. Avec : . Donc . Or , donc et (car est un multiple de ). Ainsi , qui est un imaginaire pur.

    II.

    1. . L'écriture montre que est la rotation de centre (le seul point fixe, car ) et d'angle .
    2. (a) ; ; . (b) , , . Alors (c) En remplaçant dans : , soit (car ). Or car , donc et On en déduit , soit , et . Le triangle est isocèle en avec un angle au sommet de mesure : il est équilatéral.
  3. Exercice 3Arithmétique3 pts

    Chapitres : Arithmétique dans ℤ · Arithmétique dans ℤ

    Soit un entier naturel strictement supérieur à . On considère dans l'équation . Soit une solution de l'équation dans et soit le plus petit diviseur premier de .

    1. (a) Montrer que : . (0,25 pt) (b) Montrer que est premier avec et avec . (0,25 pt) (c) En déduire que : . (0,25 pt)
    2. Montrer que si est pair, alors l'équation n'admet pas de solution dans . (0,5 pt)
    3. On suppose que est impair. (a) Montrer qu'il existe un couple de tel que : (on rappelle que est le plus petit diviseur premier de ). (0,5 pt) (b) Soient et respectivement le quotient et le reste dans la division euclidienne de par . Vérifier que : . (0,25 pt) (c) On pose : . Montrer que : . (0,5 pt) (d) Montrer que l'équation n'admet pas de solution dans . (0,5 pt)
    Voir la correction
    1. (a) divise et , donc divise : . (b) Supposons que divise . Alors , donc d'après (a) ; étant premier, divise (lemme d'Euclide), donc divise , ce qui est absurde. De même, si divise alors divise , donc divise puis , donc divise : absurde. Comme est premier, ne pas diviser équivaut à être premier avec : est premier avec et avec . (c) D'après le petit théorème de Fermat, étant premier et ne divisant ni ni : et . Donc .
    2. Supposons pair et solution de . Le plus petit diviseur premier de est alors . D'après 1.c avec : , c'est-à-dire divise , ce qui est absurde. (Directement : et sont de parités différentes, donc est impair, alors que est pair.) Donc si est pair, n'admet pas de solution dans .
    3. (a) Montrons que et sont premiers entre eux. Soit et supposons ; soit un diviseur premier de . Alors divise et divise , donc : serait un diviseur premier de strictement plus petit que , ce qui contredit la définition de . Donc (notons que car impair donne ). D'après le théorème de Bézout, il existe tel que . (b) Division euclidienne de par : avec . Alors (c) D'après (b), . Comme et , on a , donc , soit . Or , donc et ; étant un entier, . (d) Supposons que est solution de . D'après 1.a, , donc en élevant à la puissance : . Or avec , donc, en utilisant 1.c : Comme , on obtient , soit, par différence, : divise . Or est premier et ne divise pas , donc ne divise aucune puissance de (et si ) : contradiction. Donc l'équation n'admet pas de solution dans . Conclusion : pour tout , n'a pas de solution dans .
  4. Exercice 4Structures algébriques3.5 pts

    Chapitres : Structures algébriques · Structures algébriques

    On rappelle que est un anneau unitaire non commutatif d'unité et que est un anneau commutatif unitaire et intègre.

    Soit .

    1. (a) Montrer que est un sous-groupe de . (0,25 pt) (b) Vérifier que pour tout et de , on a : . (0,25 pt) (c) Montrer que est un anneau commutatif et unitaire. (0,5 pt)
    2. Soit l'application définie de vers par : ; . Montrer que est un homomorphisme de vers . (0,5 pt)
    3. Soit . (a) Montrer que . (0,25 pt) (b) Montrer que si est inversible dans alors . (0,5 pt) (c) On suppose que . Montrer que est inversible dans et préciser son inverse. (0,5 pt)
    4. (a) Montrer que : ; . (0,25 pt) (b) En déduire que l'anneau est intègre. (0,25 pt) (c) Est-ce que est un corps ? Justifier votre réponse. (0,25 pt)
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    1. (a) et car est la matrice nulle. Pour : car . Donc est un sous-groupe de . (b) . (c) est un groupe commutatif (sous-groupe du groupe commutatif ). D'après (b), est stable pour (car et sont entiers). La multiplication est associative et distributive par rapport à l'addition dans car elle l'est dans . est élément neutre. Enfin : la multiplication est commutative dans . Donc est un anneau commutatif et unitaire.
    2. Pour : Donc : est un homomorphisme de vers .
    3. (a) D'après 1.b : . (b) Si est inversible dans , il existe tel que . Alors . Comme et sont des entiers naturels dont le produit vaut , on a . (c) Supposons , et posons (donc ). D'après (a), , donc , et . Par commutativité, est inversible dans et son inverse est , c'est-à-dire si et si .
    4. (a) Si , . Réciproquement, supposons , soit . Si , alors , donc , ce qui est absurde car est irrationnel. Donc , puis et . Ainsi . (b) est un anneau commutatif, non réduit à (). Soient tels que (matrice nulle ). Alors , donc ou ( intègre), donc d'après (a) ou . L'anneau est intègre. (c) Non. Par exemple est non nul et , donc d'après 3.b, n'est pas inversible dans . Un élément non nul non inversible existe : n'est pas un corps.